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Les équipements électromécaniques: la partie immergée de l’iceberg

Profil métier - 15.06.2020

 

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Plongeons un instant dans les entrailles du chantier de la JAG, des câbles enterrés au sommet du futur pont haubané et des caméras de surveillance aux locaux de contrôle technique. Autant d’aspects invisibles pour la plupart des usagers.

 

Il faut s’imaginer des kilomètres de tubes enterrés sous l’autoroute recueillant câbles et fibre optique, des panneaux de vitesse et des portiques de signalisation, des caméras vidéo pour surveiller le trafic, des boucles de détection des véhicules, une station météo, des candélabres et des feux tricolores. Ce sont quelques-unes des installations relevant de l’ingénierie électrique. L’électromécanique évoque la partie immergée d’un énorme iceberg pour l’usager, qui ne réalise pas le nombre d’infrastructures cachées qui sous-tendent un tel projet autoroutier. 

 

Si le génie civil représente le squelette d’un projet, l’électromécanique en est le système nerveux. Celui-ci se découple en une centaine de coffrets de terrain (ou armoires techniques), dont chacun est relié à un nouveau local technique (le cerveau), lui-même relié au système global centralisé du canton, qui se trouve dans le bâtiment de l’unité territoriale de l’Ofrou à Lancy - lui-même en lien avec le centre de la police cantonale installé juste à côté.

 

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Le système nerveux d’un projet complexe

Les travaux préparatoires ont commencé par le démontage des installations existantes : câbles électriques, bornes SOS, câbles en cuivre, un véritable torrent de câbles serpentant en souterrain au milieu des deux voies. Lors de la phase d’étude, les spécialistes de l’ingénierie électrique ont travaillé sur huit champs d’intervention que sont l’énergie, l’éclairage, la ventilation, la signalisation, les installations de surveillance, le système de gestion et le réseau de communication, les câblages et les installations auxiliaires. Ils ne réalisent pas le projet à proprement parler, mais ils établissent un cahier des charges détaillé des interventions nécessaires, pour lesquels ils gèrent les appels d’offres et participent au choix des entreprises qui réalisent ensuite les travaux.

 

Huit champs d’intervention, de l’éclairage à la sécurité…

A l’instar du cerveau, le système de gestion de la JAG chapeaute l’ensemble des installations électromécaniques autoroutières et les fait interagir entre elles. Un tel système existe pour l’ensemble du canton de Genève et le projet JAG s’y insère. Le réseau de communication permet aux différentes installations de s’interconnecter. JAG représente un nœud du maillage global autoroutier. Quatre nouvelles bornes SOS solaires sont aussi prévues. Le projet JAG comprend plusieurs kilomètres de câbles électriques de cuivre et de câbles à fibres optiques. Couvrant l’ensemble du périmètre, ils permettent l’alimentation et la communication de chacun de ces équipements.

 

Projections à vingt ans, au minimum

Le nouveau local technique, le fameux « cerveau » visant à surveiller et piloter les équipements répartis sur l’autoroute et dans la JAG, a été dimensionné pour les besoins du projet tout en prévoyant un espace de réserve en vue du renouvellement des équipements. Il est aussi conçu pour faire face à des besoins futurs dont ceux de la Halle 6 (sous Palexpo), la construction d’un poste de transformation de moyenne tension et la mise à disposition d’un local pour des tiers.

Quand on conçoit un tel réseau, il faut voir loin et extrapoler les données actuelles à l’horizon 2040 afin d’intégrer notamment les prévisions liées à l’accroissement du trafic et des flux. 

 

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