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Office fédéral des routes OFROU

Archéologie

06.09.2018

 

10 mois de fouilles préventives pour 7000 ans d’histoire

Dès 2014, soit bien avant le commencement des travaux prévus sur la jonction du Grand-Saconnex (JAG), l’Office fédéral des routes (OFROU), en collaboration avec le Service cantonal d’archéologie du Canton de Genève (SCA) et de l’Université de Genève (UNIGE), a entrepris des sondages archéologiques préventifs. La parcelle du Pré-du-Stand d’une surface de 4'000 m2 a été identifiée par le Canton comme un site à potentiel archéologique. Des fouilles d’envergure s’y sont déroulées jusqu’en 2016.

 

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Tout est parti d’un menhir

Les premiers sondages ont démarré durant l’été 2014 avec la découverte d’un morceau de roche mesurant 1m40. D’abord identifié comme étant un bloc erratique, c’est-à-dire provenant des Alpes et charrié à l’ère glaciaire par le glacier du Rhône, les préhistoriens du Laboratoire d’archéologie préhistorique et anthropologique de l’UNIGE (LAP-UNIGE) ont rapidement déterminé, après une analyse plus poussée, qu’il s’agissait en réalité d’un menhir. Par leur découverte, ces spécialistes du mégalithisme attestaient du potentiel archéologique du site et donnaient dans le même temps le coup d’envoi à des fouilles préventives. 

 

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Les travaux archéologiques ont alors débuté selon un planning précis qui a permis de mener des investigations dans les meilleures conditions, pour qu’une fois les fouilles terminées, la poursuite du chantier puisse se faire sans accroc et dans le respect des délais.

 

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Méthode stratigraphique

C’est grâce à l’étude de la superposition des différentes couches sédimentaires ou strates que l’on peut déterminer l’âge relatif de la terre et c’est par correspondance, grâce aux éléments que contiennent ces couches, dater les populations qui y ont vécu. Le principe est relativement simple puisqu’il part, entre autres, des présupposés de continuité (une même couche a le même âge sur toute son étendue) et de superposition, c’est-à-dire qu’en l’absence de bouleversements structuraux, une couche est plus récente que celle qu’elle recouvre et plus ancienne que celle qui la recouvre. En clair, un objet contenu dans une strate aura le même âge que tous les objets trouvés dans cette même strate.

Dans le cas du Pré-du Stand, les archéologues se sont trouvés confrontés à des problèmes de topographie (pente du terrain) et d’érosion des sols (disparition des strates). Ils ont peiné à déterminer les couches sédimentaires composant le site. En 2016, la stratigraphie du site a pu être clairement établie après qu’un bon mètre de colluvion (dépôt de sédiments mis en place par gravité) fut repéré et identifié. Une découverte qui a permis d’orienter précisément les recherches et de faire progresser l’étude archéologique du site. 

En comparant leurs découvertes avec celles faites sur d’autres sites de la région, les archéologues ont pu établir un diagnostic précis et enrichir encore un peu plus notre connaissance et notre patrimoine préhistorique compris entre le Ve siècle et Ier siècle avant Jésus-Christ. 

 

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